Publié dans Economie

Banque centrale de Madagascar - Des mesures pour contenir l'inflation 

Publié le mercredi, 09 août 2023

Le Comité monétaire de la Banque centrale de Madagascar (BFM), réuni le mardi 8 août 2023, a pris des décisions cruciales visant à contrôler l'inflation persistante et garantir la stabilité économique. Les taux de facilités permanentes ont été revus à la hausse, avec une augmentation du taux des facilités de dépôt à 9,00 % et du taux des facilités de prêt marginal à 11,00 %.

Malgré un ralentissement de l'évolution des prix observé entre avril et juin de cette année, l'inflation persiste à des niveaux élevés, ce qui nécessite des actions conjointes pour éviter d'entraver la reprise économique. Les efforts déployés par la BFM au cours des mois précédents ont commencé à porter leurs fruits, mais il est impératif d'adopter de nouvelles mesures pour stabiliser davantage l'ariary et ramener l'inflation à des niveaux proches de ceux enregistrés avant 2020, selon les analyses des experts.

La persistance des déséquilibres sur les marchés internes des biens et services, ainsi que sur le marché des devises, souligne la nécessité d'un ajustement de la demande globale pour s'aligner sur l'offre ; une perspective mise en avant par la BFM. En outre, les tensions géopolitiques mondiales, qui exercent des pressions sur les prix des matières premières au vu du contexte actuel de fragilité de la croissance économique, contribuent également à maintenir une résistance à la baisse des prix.

Engagement 

Les nouvelles mesures adoptées par la BFM reflètent son engagement pour une stabilité monétaire et son désir de favoriser une croissance économique durable. Les développements économiques récents ont souligné la nécessité de prévenir tout risque d'escalade inflationniste tout en facilitant un environnement propice à la reprise économique. La BFM reste déterminée à surveiller attentivement l'évolution des indicateurs économiques et à prendre les mesures adéquates pour maintenir l'équilibre et la résilience du secteur financier national.

Dans l'ensemble, la décision du Comité monétaire de la BFM illustre une volonté ferme de maintenir la stabilité économique, de relever les défis de l'inflation persistante, et de favoriser un climat propice à la croissance économique à Madagascar.

L’analyse des inquiétudes économiques au cours des six premiers mois de l'année 2023, les exportations de marchandises ont affiché une diminution de 20% par rapport à la même période en 2022. Cette réduction est imputée à la contraction des exportations de produits tels que la vanille, le girofle, le cobalt et les articles issus des entreprises franches, d'après les conclusions de la Banque centrale de Madagascar.

Baisse pénalisante dans plusieurs filières

La "vanille" a subi une perte de 58,4% de sa valeur à l'export, résultant d'une baisse de 57,1% du volume expédié et de 3% du prix. De la même manière, les exportations de "girofle" ont ralenti en raison d'une diminution de 14,3% du volume, malgré une hausse de 4,3% du prix. Les exportations des "entreprises franches" ont connu un ralentissement de 8,1%, attribué à la baisse de leur volume (-4,4%) et de leur prix à l'échelle internationale (-3,9%).

Les exportations de "cobalt" ont connu une contraction de -66,6% en termes de valeur, due à la diminution de la quantité vendue (-20,8%) et du prix (-57,9%). Néanmoins, les exportations de "nickel" ont progressé de 7,7% grâce à une augmentation de 9,1% du volume exporté, comme le met en avant la BFM.

 

Ces données mettent en évidence les défis actuels auxquels le secteur des exportations malgaches est confronté, suscitant des réflexions sur les mesures potentielles à prendre pour soutenir ces domaines clés de l'économie.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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